N’ayez jamais peur de la vie

N'ayez jamais peur de la vie
N’ayez jamais peur de la vie

N’ayez jamais peur de la vie, n’ayez jamais peur de l’aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d’autres espaces, d’autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît.

-Henry Monfreid

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«Je suis décidé à tout perdre plutôt que de donner aux douaniers la satisfaction de m’avoir.» En 1913, sur les bords étincelants de la mer Rouge, Henry de Monfreid s’est fait trafiquant d’armes. Avec son boutre de planches à la grande voile arabe triangulaire, il doit livrer à des Abyssins dix caisses de fusils Gras qu’il a arrimées dans la cale. A Djibouti, les autorités coloniales craignent qu’on arme des rebelles : il est pris en chasse par le bateau des douanes, le daoueri, un voilier à la grosse coque blanche, plus long et plus véloce. Il s’échappe à la faveur de la nuit, saute les récifs grâce à la marée et mouille devant Maskali, l’île de sable rase où il a sa maison. Mais au matin, il aperçoit le mât du daoueri qui pointe derrière une dune comme une aiguille menaçante. Il se jette à bord et appareille. Nouvelle poursuite vent arrière sur les vagues bleues frangées d’écume du golfe de Tadjourah. Le long de la côte Nord coupée de falaises noires et de criques aux eaux cristallines, il voit dans son sillage la voile du daoueri grossir de mille en mille. La douane gagne sur lui, inexorablement. Dans une demi-heure, il sera pris. Mais derrière un cap qui le cache à ses poursuivants, au milieu d’une baie lumineuse, un autre voilier est à l’ancre. C’est un zaroug, le boutre rapide des contrebandiers qui ramassent le bois à brûler sur une côte pour le revendre sur l’autre. En une minute, Monfreid a son plan. Il pique sur le zaroug et lui crie que la douane arrive. Les voleurs de bois appareillent sans demander leur reste. Alors Monfreid démâte et saborde son bateau près du rivage. Un trou dans la coque : le boutre s’enfonce dans l’eau turquoise. Quand le daoueri double le cap, il voit une baie vide et une voile blanche qui cingle à l’horizon. Les douaniers la prennent pour celle de Monfreid. Ils se lancent à sa poursuite : sauvé !
C’est une fausse joie. Comme le vent forcit, la voile du daoueri se déchire. Il revient dans la baie pour réparer. Nouvelle frayeur : en s’approchant de la plage, les douaniers, voyant l’épave du boutre, vont éventer la ruse. Monfreid débarque avec son équipage. Il a distribué des fusils que les marins indigènes tiennent à bout de bras en marchant dans l’eau. Quelques espars du boutre émergent encore. Le daoueri vient sur eux. Monfreid et ses hommes sont cachés dans les broussailles. Ils tirent une salve en ayant soin de manquer leur cible. Peu soucieux de jouer les héros, les fonctionnaires se couchent sur le pont. Nouvelle salve. Les douaniers virent de bord et envoient un foc qui les tire vers le large. Le daoueri pusillanime s’éloigne, laissant le trafiquant rusé à ses affaires. Avec des sacs de riz qui gonflent dans l’eau, Monfreid occulte la voie d’eau. Il écope avec un seau et renfloue son bateau. La nuit suivante, il peut livrer ses fusils et toucher le prix de son odyssée.

Quinze ans plus tard, Monfreid publie chez Grasset le récit de cette aventure et de bien d’autres, qui forment les chapitres tumultueux de ces mémoires d’un frère de la côte somalienne. Les Secrets de la mer Rouge est un best-seller, suivi au fil des années par vingt romans de la même veine, qui sont autant de classiques des années 30. Fils d’un aristocrate riche et bohème, Henry de Monfreid avait commencé médiocrement dans la France de la Belle Epoque. Fantasque et rêveur, amoureux de la mer qu’il a fréquentée tôt sur le yacht familial, il manque ses études d’ingénieur et doit s’employer pour vivre. Il est colporteur, chauffeur de maître, contrôleur de lait chez Maggi. Il se lance dans l’élevage de poulets : les volatiles meurent en quelques semaines. Il monte une laiterie : les inondations de 1910 isolent les installations, il fait faillite.

Frustré, désargenté, il ne voit de salut que dans le grand large. Il s’embauche dans une société de négoce du café basée… en Ethiopie. La vie coloniale lui convient mieux, dans cette société à la fois hiérarchique et affranchie des conventions. Il commande ses boys, négocie avec les chefs de tribu, fume de l’opium, se fait éventer avec un panka et prend une femme indigène, mi-épouse mi-esclave, en petit nabab blanc révéré par des Africains soumis. Au bout de six mois, le négoce l’ennuie. Il part à Djibouti pour se rapprocher de l’océan. Là, c’est la révélation. Aux portes de la mer Rouge, il sent le grand vent de l’aventure qui souffle du Nord. Il achète un petit boutre, le Fath-el-Rahman, avec lequel il écume les côtes désertes ou hostiles de l’Erythrée et du Yémen, mouillant dans les criques isolées, louvoyant parmi les récifs de corail, étalant les coups de vent de sable, explorant les îles désertes brûlantes de soleil sur la mer bleu azur. Il tente la pêche aux perles, mais les perles sont rares. Alors, fort de son expérience maritime, il se fait contrebandier. A la tête d’un équipage indigène, il achète et vend des armes, du haschisch ou de la cocaïne. Il se mélange à une faune de colons avides, de fonctionnaires désabusés, de chefs de tribu retors, de pêcheurs faméliques et de marchands d’esclaves. Il en ramène une inépuisable provision d’histoires qui seront comme son capital africain. Tirés de sa vie en mer Rouge, les romans qu’il écrit à partir de 1931 sont vifs, pittoresques, menés comme un voilier ardent qui chevauche les lames. On y trouve le vent du large, les embruns d’une mer inconstante, le sens de l’honneur, un certain humanisme teinté de tolérance, un regard aigu sur l’ordre colonial que Monfreid ne conteste pas mais dont il réprouve les abus. On y trouve aussi les préjugés de l’époque, un racisme tranquille, la foi dans la supériorité naturelle de l’homme blanc et le cynisme du trafiquant qui gruge ses clients ou qui vend des armes aux esclavagistes. Il a plus d’amis chez les indigènes que chez les Blancs, il se convertit à l’islam et adopte le mode de vie à la fois licencieux et frugal d’un cheikh au profil d’aigle et aux affidés obséquieux.

A la fin des années 30, Monfreid, l’anarchiste réactionnaire, prend fait et cause pour l’Italie qui envahit l’Ethiopie. Il admire Mussolini, en qui il apprécie l’énergie, le romanesque et son dédain des démocraties terre à terre. Juché sur sa réputation d’expert de la Corne de l’Afrique, il se fait propagandiste du fascisme, tient des conférences en faveur du Duce, envoie aux journaux de Paris des grands reportages où il loue l’œuvre coloniale des Italiens et oublie de parler des gaz de combat que l’armée italienne utilise contre les soldats du Négus armés de pétoires. Au milieu de la guerre, les Italiens font retraite devant les troupes anglaises et les Français libres. Monfreid est arrêté et jeté en prison pour intelligence avec l’ennemi. Libéré, il se retire au Kenya puis en France, où ses errements politiques sont peu à peu oubliés. Ainsi il a louvoyé entre les écueils de l’histoire, passant de la littérature d’aventure, libre et sauvage, à la servilité envers un dictateur un peu bouffon, comme il louvoyait sur son boutre entre les récifs meurtriers et les horizons rêveurs.

Citations Henry Monfreid

Hymne a la mer

Le malheur n’use et ne ravage
Que ceux qui s’arment contre lui
Sachons en supporter l’outrage
Pour mieux combattre l’ennui.

-Henry Monfreid (Hymne a la mer 2012)

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Aventure de la mer rouge

On hait dans la proportion où l’on peut aimer ; ce sont les deux pôles entre lesquels combattent, s’exaltent ou se détruisent nos facultés affectives

-Henry  Monfreid (Aventures en mer rouge 1989) 

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L’argent peut procurer n’importe quoi, c’est une force aveugle ; aussi n’avons-nous pas, pour ce qu’il procure, cet amour et ce respect que seul nous donne le fruit direct de notre effort.

-Henry  Monfreid (Aventures en mer rouge 1989)

 

 

 

Les bienfaits de la mer

Les bienfaits de la mer

 Fortement concentrée en oligo-éléments, l’eau de mer renferme de nombreux atouts bénéfiques pour notre santé. Les minéraux, contenus normalement dans le sol et essentiels à notre bien-être, sont lessivés et dissous par les eaux de pluie, pour ensuite rejoindre les mers. Par conséquent, l’eau s’enrichit d’éléments indispensables à notre organisme comme : le magnésium, le calcium, le potassium, le bicarbonate, le fluorure, le cuivre, le zinc, le phosphore ou encore le manganèse.

Toutes ces substances contribuent au bon fonctionnement de notre organisme. Mais quels sont exactement leurs bienfaits ?

Un regain de vitalité

Riche en électrons de dissolution, l’eau de mer donne de l’énergie au corps en rechargeant ses batteries d’ions négatifs. Ces ions se diffusent dans l’organisme et régénèrent nos cellules en mervitalité les débarrassant des toxines. C’est presque le même principe que la détoxination ionique par bain de pied, mais en plus naturel et agréable. Il faut environ 12 minutes pour que le corps capte ces fameux ions et qu’il les diffuse dans la fibre osseuse et musculaire.

Une simple nage durant vos vacances ou le week-end, si vous avez la chance de vivre près de la mer, et votre corps sera remis à neuf.

Des effets apaisants

Le fait de nager est déjà à lui seul un véritable relaxant, mais si vous ajoutez les oligo-éléments présents dans la mer, vous avez un cocktail anti-stress particulièrement efficace. Laissez-vous flotter, videz-vous l’esprit en vous concentrant sur le bruit des vagues, pendant que les sels minéraux agissent sur votre organisme. Après une dizaine de minutes, toutes vos tensions auront disparu.
L’eau de mer a un effet apaisant

C’est idéal après une séance de sport intensive où tous vos muscles sont encore tendus sous l’effet de l’effort. Se baigner dans de l’eau de mer après une activité physique aide vos muscles à se réparer et se détendre, ce qui vous évite de nombreuses courbatures le lendemain.

Des bienfaits sur votre thyroïde

La thyroïde est quasiment au cœur de notre santé. Son rôle est de réguler notre métabolisme grâce à la sécrétion d’hormones. Elle est également chargée d’utiliser et de repartir correctement notre énergie dans l’organisme. Si elle se met à ne plus fonctionner correctement, cela peut provoquer de nombreux problèmes : dépressions, prise de poids, stress, insomnie, hyperactivité, constipation… Alors qu’est-ce qui l’a fait fonctionner correctement ? L’iode en particulier. Cela tombe bien, la mer est bourrée d’iode, ce qui permet de stimuler l’action de votre thyroïde et de vous garantir une bonne gestion de l’énergie pour une diffusion harmonieuse des hormones.

Une cure détox

Nager dans de l’eau salée permet au corps de se drainer. La circulation sanguine et lymphatique sont stimulées, votre corps évacue les toxines et lutte contre la rétention d’eau.

Un exfoliant pour la peau

Parmi les bienfaits de l’eau de mer, le fait de retrouver une peau douce après une baignade est l’un des plus agréables. Le sel gomme les cellules mortes en douceur et ravivent votre épiderme. Par conséquent, vous ressortez avec une peau neuve, régénérée et tonifiée.

Comment peut-on profiter des vertus l’eau de mer ?

Il existe plusieurs façons de profiter des bienfaits que nous offre l’eau de mer.

Une baignade dans la mer

Le plus évident est bien entendu la baignade dans l’eau de mer. Donc si vous vivez en bord de mer, n’hésitez pas à vous préparer quelques exercices. Week ends à la plage durant les périodes chaudes. Vous avez la chance de profiter d’une étendue de bienfaits gratuitement!
Les oligo-éléments et sels minéraux de l’eau de mer sont bons pour la santé

Si vous n’avez pas cette chance mais que vous pouvez prendre des vacances, alors n’hésitez pas à choisir des endroits marins. Vous pourrez ainsi vous ressourcer psychologiquement et physiquement durant un séjour riche en bienfaits.Le but d’un séjour à la mer est de se refaire une santé, pas de maltraiter son corps.

Vous n’avez pas besoin d’y passer des heures pour que cela soit efficace. Entre 12 et 15 minutes par jour sont largement suffisant pour refaire le plein d’oligo-éléments et d’énergie.

La thalassothérapie

Vous connaissez certainement des personnes qui ont fait une cure de thalasso et qui vous en ont dit le plus grand bien. Et pour cause ! La thalassothérapie se sert des bienfaits de la nature pour vous soigner et vous régénérer. Véritable cure de jouvence pour votre organisme, cette pratique se sert souvent d’eau de mer chauffée, ce qui aide la peau à absorber plus rapidement et plus facilement tous les bénéfices des sels minéraux.

Chez soi grâce à des soins au sel marin

Et si vous n’avez pas la possibilité de vous rendre à la mer ou de bénéficier d’une cure de thalasso , il existe des lignes de soins à l’eau de mer. Phytomer est le spécialiste dans le domaine et il propose de retrouver les nombreux bienfaits de l’air marin dans des crèmes, sérums, exfoliants ou gels. Vous pouvez aussi opter pour des sels de bain marin qui renferment les vertus de l’eau de mer. Ainsi, vous faites venir la mer directement dans votre baignoire.

Qu’attendez-vous pour vous jeter à l’eau ?

 

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